E. coli O157:H7 est un pathogène reconnu depuis peu comme étant responsable de dysenterie. La maladie est généralement une diarrhée sanglante, souvent sans fièvre importante, avec complication possible sous forme de syndrome hémolytique et urémique. On le trouve essentiellement dans les pays développés. Seule une épidémie confirmée a été retrouvée dans un pays en voie de développement—au Swaziland en 1992—quand 20 000 personnes ont été affectées par une flambée de cas importante. D’autres flambées de cas se sont produites, mais n’ont pas été confirmées.
Les principaux modes de transmission sont les suivants: viande bovine insuffisamment cuite, lait non pasteurisé ou aliments en contact avec la viande. Des flambées de cas transmis par l’eau ont été signalées au même titre que d’autres cas consécutifs à des baignades dans des lacs contaminés.
L’organisme produit des toxines identiques à celles qui sont produites par Shigella dysenteriae sérotype 1. Le traitement avec un agent antimicrobien ne s’est pas avéré utile pour endiguer l’évolution de l’infection par E. coli O157:H7. Ainsi, le traitement par antimicrobiens pourrait aggraver la situation. Vu qu’aucun traitement n’est recommandé, il n’est pas nécessaire de tester la sensibilité aux antimicrobiens des souches de E. coli O157:H7.
Les laboratoires doivent être informés de cet organisme et doivent faire des tests de détection périodiques dans les selles des patients atteints de diarrhée sanglante. Il n’est pas nécessaire d’examiner toutes les selles présentées au laboratoire pour détecter cet organisme. Il faut également le rechercher lors d’épidémies de dysenterie quand Shigella spp. n’est pas isolé dans les selles des patients souffrant de diarrhée sanglante. Les fournitures de laboratoire nécessaires pour le diagnostic de E. coli O157:H7 sont données en Annexe H. |