Prévention

Pour réduire les risques d’infection, les personnes doivent adopter des mesures de prévention et éviter les contacts avec le sang, les fluides corporels ou les tissus d’animaux contaminés, tout en se protégeant des piqûres de moustiques ou d’autres insectes hématophages. Les répulsifs contre les moustiques et les moustiquaires constitue deux méthodes efficaces. Le port d’un équipement de protection pour les personnes travaillant avec des animaux dans les régions où la FVR est endémique constitue une mesure de protection importante contre l’exposition au sang et aux tissus d’animaux potentiellement contaminés.

Le contrôle et la prévention de la FVR présentent certaines questions et certains défis. Les connaissances concernant la persistance et la transmission du virus au sein de différentes espèces de moustiques et les facteurs de risque associés aux cas graves de FVR chez l’homme font toujours l’objet de recherches. L’établissement de systèmes de surveillance environnementale et de surveillance de cas est susceptible de contribuer à la prédiction et au contrôle de futures flambées de FVR.

Aucun vaccin n’est actuellement disponible pour l’homme.

Plusieurs types de vaccins le sont en revanche pour les animaux. Requérant plusieurs injections, les vaccins à virus inactif sont inconcevables dans le cadre des pratiques de vaccination systématiques des animaux sur le terrain. Les vaccins vivants sont à dosage unique mais sont connus pour provoquer des malformations congénitales et des avortements spontanés chez les brebis et ne confèrent au bétail qu’un niveau faible de protection. Les résultats en laboratoire du MP-12, un vaccin vivant atténué, se sont révélés prometteurs sur les animaux domestiqués utilisés dans le cadre de ces essais, mais les recherches doivent se poursuivre avant de déployer le vaccin sur le terrain. Le clone 13 du vaccin vivant atténué a récemment fait l’objet d’une homologation en Afrique du Sud et y est actuellement utilisé. Des vaccins vivants recombinants sont en cours d’élaboration et présentent des résultats prometteurs.

En outre, une surveillance (observation étroite de l’infection par le virus de la FVR chez les populations animales et humaines) est essentielle pour mieux comprendre les modes de transmission du virus de la FVR et pour formuler des mesures efficaces visant à réduire le nombre de cas d’infection.

Page last reviewed: November 7, 2016