Considérations opérationnelles provisoires pour la gestion de la santé publique du personnal soignant exposé ou suspect/positif au COVID-19 : structures sanitaires en dehors des États-Unis

Considérations opérationnelles provisoires pour la gestion de la santé publique du personnal soignant exposé ou suspect/positif au COVID-19 : structures sanitaires en dehors des États-Unis
Updated Sept. 3, 2020

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) des États-Unis travaillent en étroite collaboration avec des partenaires internationaux pour faire face à la pandémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19). Les CDC fournissent une assistance technique pour aider d’autres pays à accroître leur capacité à prévenir, détecter et répondre aux menaces sanitaires, y compris le COVID-19.

Ce document est fourni par les CDC et destiné aux structures sanitaires en dehors des États-Unis.

1. Contexte

Bien que l’état des connaissances sur le COVID-19 évolue constamment, les premiers rapports indiquent que la transmission de personne à personne survient le plus souvent en cas de contact rapproché avec une personne infectée par le SARS-CoV-2, le virus qui provoque le COVID-19. Le PS, en plus d’être exposé à un risque d’infection plus élevé, peut également propager l’épidémie dans les établissements de santé s’il vient à contracter le virus. L’identification et la gestion du PS exposé à un patient atteint de COVID-19 sont essentielles pour prévenir la transmission de la maladie et protéger le personnel et les patients vulnérables dans les structures sanitaires.

2. Public visé

Ces considérations opérationnelles sont destinées aux établissements de santé et aux autorités de santé publique dans les structures sanitaires en dehors des États-Unis, notamment dans les pays à revenu faible et intermédiaire, afin d’aider à la gestion du PS exposé à une personne suspecte ou positive au COVID-19.

Le personnel concerné inclut, sans s’y limiter:

  • Direction des établissements de santé
  • Personnel chargé de la prévention et du contrôle des infections
  • Personnel chargé de la santé et de la sécurité au travail
  • Personnel de santé publique au niveau national et infranational

3. Objectifs

Les objectifs de l’évaluation des risques liés au PS, des restrictions de travail et de la surveillance sont les suivants :

  • Permettre l’identification précoce du PS à haut risque d’exposition au COVID-19 ;
  • Renforcer la nécessité pour le PS de s’autosurveiller à la recherche de fièvre et d’autres symptômes, et interrompre le travail en cas de contamination ;
  • Limiter l’introduction et la diffusion du COVID-19 dans les établissements de santé par le personnel soignant ;
    Ce document vise uniquement à fournir des conseils sur la gestion du PS et son travail dans les établissements de santé. Les directives relatives à la gestion du PS exposé en dehors des établissements de santé (par exemple, quarantaine, restriction des déplacements) dépassent la portée du présent document. Les recommandations sont formulées sur la base des données actuellement disponibles et peuvent être modifiées en cas de nouvelles informations.

4. Définitions

Personnel soignant: toute personne, rémunérée ou non, travaillant dans une structure sanitaire et susceptible d’être exposée directement ou indirectement à des patients ou à leurs sécrétions et objets infectieux (par exemple, les médecins, les infirmières, le personnel de laboratoire, le personnel d’installation ou d’entretien, les stagiaires cliniques, les bénévoles).

Haut risque d’exposition:

  • contact rapproché avec une personne atteinte de COVID-19 dans la population [1] ; OU
  • Soins directs à un patient atteint de COVID-19 (p. ex. examen physique, soins infirmiers, procédures générant des aérosols, prélèvement d’échantillons, essais radiologiques) sans équipement de protection individuelle (EPI) approprié [2] ou sans lavage des mains approprié après ces interactions ; OU
  • Contact avec les sécrétions infectieuses d’un patient atteint de COVID-19 ou d’un environnement de soins contaminé, sans équipement de protection individuelle (EPI) approprié ou sans lavage des mains approprié

Faible risque d’exposition: contact avec une personne atteinte de COVID-19 ne remplissant pas les critères d’une exposition à haut risque (par exemple, interactions brèves avec des patients atteints de COVID-19 à l’hôpital ou dans la population).

Surveillance active: l’établissement de santé ou l’autorité de santé publique communique quotidiennement avec le PS exposé pour évaluer la présence de fièvre ou de symptômes indicatifs du COVID-19 [3]. La surveillance peut consister en une vérification de la température et des symptômes en personne ou à distance (par exemple, par téléphone ou via Internet).
Autosurveillance : le PS doit surveiller s’il présente de la fièvre en prenant sa température deux fois par jour et en restant attentif aux symptômes respiratoires ou autres qui peuvent être indicatifs du COVID-19. Le PS se voit remettre un guide indiquant qui contacter en cas de fièvre ou même de symptômes légers pendant la période d’autosurveillance afin de déterminer si une évaluation médicale et des tests sont nécessaires.

5. Considérations sur la gestion du PS exposé à des personnes atteintes du COVID-19

Les établissements de santé peuvent choisir de gérer le PS exposé de plusieurs manières et peuvent se baser sur différents facteurs pour décider d’une stratégie de gestion du PS exposé, notamment:

  • Épidémiologie du COVID-19 dans la population environnante;
  • Capacité à maintenir des effectifs suffisants pour garantir des soins à tous les patients de l’établissement;
  • Disponibilité du personnel chargé de la prévention et du contrôle des infections, de l’hygiène au travail ou autre pour les activités d’évaluation et de surveillance des risques pour le PS;
  • Accès aux ressources susceptibles de limiter la charge de la surveillance active du PS (par exemple, outils électroniques)

Tous les établissements de santé doivent disposer d’un plan de communication établi visant à informer les autorités de santé publique compétentes en cas de PS devant être testé pour le COVID-19 pendant la période de surveillance. Le personnel doit connaître les procédures établies pour le PS exposé à une personne atteinte de COVID-19, et les établissements doivent élaborer des politiques de congé maladie payé et de prolongation de contrat qui permettent au personnel d’éviter de travailler en cas de maladie.

Évaluation des risques, restrictions de travail et surveillance

L’organigramme ci-joint [voir Figure] décrit les scénarios possibles pour l’évaluation des risques du PS exposé. Tout PS exposé à une personne atteinte de COVID-19 dans un établissement de santé ou dans la population doit être rapidement identifié et évalué à la recherche de la fièvre ou de symptômes du COVID-19. En cas de symptômes, il doit être immédiatement interdit de travail en attendant de subir une évaluation médicale et d’être testé pour le COVID-19. Si le membre du personnel soignant exposé n’est pas symptomatique, une évaluation peut être réalisée pour déterminer la catégorie du risque d’exposition, les restrictions de travail nécessaires et la mise en place d’une surveillance pendant 14 jours [voir Annexe 1].

Idéalement, le PS à haut risque d’exposition doit être interdit de travail et être placé en quarantaine avec une surveillance active des symptômes du COVID-19 pendant 14 jours après la date de la dernière exposition. Si, à tout moment, le membre du personnel soignant développe de la fièvre ou des symptômes, il doit subir une évaluation médicale et être testé pour le COVID-19, si cela est indiqué. Les personnes testées négatives doivent continuer à ne pas se présenter au travail, à faire l’objet d’une surveillance active et peuvent reprendre le travail à la fin de la période de surveillance si les symptômes disparaissent. Le PS asymptomatique pendant la période de surveillance peut également reprendre le travail après 14 jours. Voir ci-dessous Considérations lorsque les ressources sont limitées pour des stratégies alternatives si le manque de personnel empêche la possibilité de limiter la reprise du travail du PS.

Le PS à faible risque d’exposition et considéré comme essentiel peut continuer à travailler pendant les 14 jours suivant sa dernière exposition à un patient atteint de COVID-19. Le PS concerné doit être affecté en priorité aux soins des patients atteints de COVID-19 et effectuer une autosurveillance deux fois par jour. Lors de la prise de service, le membre du personnel doit prendre sa température et s’auto-évaluer pour détecter les symptômes avant de se présenter au travail. Les établissements de santé peuvent envisager d’établir des protocoles dans lesquels le PS sous autosurveillance doit signaler toute fièvre ou symptôme au personnel chargé de la prévention et du contrôle des infections, de l’hygiène au travail ou à un superviseur désigné avant la prise de service. En cas d’apparition de fièvre ou de symptômes, le PS doit:

  • Ne pas se présenter au travail (ou cesser immédiatement les soins aux patients si les symptômes apparaissent pendant le service):
  •  Alerter son interlocuteur désigné;
  • Être interdit de travail dans l’attente d’une évaluation médicale et d’être testé pour le COVID-19.

Si le test est négatif et que les symptômes ont disparu, la reprise du travail est possible en respectant les précautions standard et en poursuivant l’autosurveillance jusqu’à la fin des 14 jours. Certains établissements ont demandé à tout membre du personnel exposé qui continue à travailler pendant les 14 jours suivant l’exposition (par exemple, une exposition asymptomatique à faible risque ou le personnel qui a eu des symptômes, a été testé négatif et a repris le travail pendant la période d’exposition) de porter un masque à tout moment dans l’établissement pour réduire le risque de transmission asymptomatique ou présymptomatique.

Tout membre du PS dont le test COVID-19 est positif, que ce soit dans le cadre d’une surveillance après une exposition ou autre, doit être immédiatement interdit de travail et l’autorité de santé publique notifiée pour la gestion du cas.

Considérations lorsque les ressources sont limitées

Dans certaines situations, les établissements de santé ne sont pas en mesure d’effectuer la recherche des contacts de tous les membres du personnel soignant exposés à un patient positif au COVID-19 ou de réaliser une évaluation individuelle des risques pour l’ensemble du PS exposé. Certains de ces scénarios sont:

  • L’incapacité à effectuer la recherche de contacts
    La prestation de soins de santé et la circulation dans l’établissement de santé peuvent être dynamiques et la documentation des effectifs ne pas constituer une pratique courante. Il est donc difficile pour certains établissements de santé d’identifier tous les membres du PS qui ont été en contact avec un cas. Dans les situations où l’identification de tous les membres du PS exposés n’est pas possible, les établissements ont envoyé une communication générale à l’ensemble du personnel de l’établissement les informant:
    • Du risque d’exposition
    • Des zones concernées;
    • Des date(s) et heure(s) d’’exposition potentielle;
    • Instructions au personnel pour qu’il identifie lui-même toute exposition connue et notifie l’interlocuteur désigné afin que l’évaluation des risques et les recommandations de santé publique puissent être faites;
    • Instructions au personnel pour qu’il se surveille lui-même en cas de fièvre ou de symptômes respiratoires pendant une période définie et qu’il informe l’interlocuteur désigné en cas de maladie.
  • Incapacité à effectuer des évaluations individuelles des risques pour le PS
    Si plusieurs membres du PS ont été exposés à un cas ou si le personnel chargé de la prévention et du contrôle des infections, de l’hygiène au travail ou de la santé publique est limité, certains établissements ont jugé qu’il était difficile, voire impossible d’effectuer des évaluations individuelles des risques pour l’ensemble du PS. Les efforts se sont plutôt concentrés sur l’identification du personnel présentant le plus grand risque d’exposition au COVID-19, y compris ceux qui ont été exposés dans le cadre d’une procédure générant des aérosols [4] sans l’utilisation d’un EPI approprié, cette situation présentant le plus grand risque de transmission au PS. Ces membres du personnel ont été désignés comme étant exposé à un risque potentiel élevé, le reste du personnel étant potentiellement exposé. Les établissements et les autorités de santé publique ont ensuite déterminé si ce personnel devait être géré comme étant à faible risque ou à risque élevé tout en pesant les risques et les avantages de chaque stratégie (par exemple, les ressources disponibles, impact des restrictions de travail du PS, etc).
  • Pénurie de personnel qui limite la capacité à mettre en œuvre des restrictions de travail
    L’imposition de restrictions de travail au PS exposé peut entraîner une pénurie de personnel et un préjudice potentiel en matière de soins aux patients dans les établissements qui fonctionnent fréquemment en surnombre ou les petits établissements qui ne maintiennent que les effectifs essentiels. Si c’est le cas, ces établissements doivent effectuer systématiquement une recherche des contacts et une évaluation des risques, dans la mesure du possible, assorties d’une recommandation de surveillance active ou d’autosurveillance en fonction du niveau de risque d’exposition. Pour éviter les pénuries graves de personnel, certains établissements ont permis au personnel exposé asymptomatique, y compris à haut risque d’exposition, de continuer à travailler en portant un masque chirurgical pour réduire le risque de transmission asymptomatique ou présymptomatique. Toutefois, la pénurie d’EPI pourrait empêcher cette stratégie de fonctionner dans de nombreux établissements.
  • Transmission communautaire généralisée
    Dans le contexte d’une transmission communautaire généralisée, tout le PS est à risque d’exposition au COVID-19, que ce soit sur le lieu de travail ou dans la population. Le fait de consacrer des ressources à la recherche des contacts et à l’évaluation rétrospective des risques pourrait détourner de précieuses ressources de santé publique d’autres activités importantes de prévention et de contrôle des infections. Les établissements ont plutôt concentré leurs efforts sur le renforcement des pratiques courantes en matière de prévention et de contrôle des infections, notamment :
    • Renforcer la nécessité de prendre des précautions standard dans les rencontres avec les patients;
    • Souligner l’importance d’une bonne hygiène des mains, du savoir-vivre concernant la toux et de l’hygiène respiratoire;
    • Renforcer la distance physique entre le PS et les patients en dehors des soins directs;
    • Demander à tout le PS de l’établissement de signaler les expositions reconnues;
    • Demander au personnel de se surveiller régulièrement à la recherche de fièvre et de symptômes;
    • Rappeler au personnel d’éviter de se présenter au travail en cas de maladie;
    • Lorsque les ressources sont disponibles, demander au personnel de porter un masque chirurgical en tout temps dans l’établissement comme mesure de protection supplémentaire pour limiter la propagation potentielle parmi le personnel et les patients.

Certains établissements ont élaboré un programme visant à ce que que l’ensemble du PS signale l’absence de fièvre et de symptômes à un interlocuteur désigné avant la prise de service à des fins de responsabilisation.

Disponibilité limitée des tests

Lorsque les tests disponibles sont limités et doivent être rationnés, les établissements et les autorités de santé publique donnent la priorité au PS symptomatique par rapport aux groupes à faible risque dans la population (par exemple, personnes jeunes en bonne santé). Si aucun test n’est disponible, et en vue de reprendre le travail, le PS concerné était considéré comme potentiellement infecté par le SARS-CoV-2 et a pu reprendre le travail selon la stratégie basée sur les symptômes décrite ci-dessous.

6. Considérations sur la gestion du PS infecté par le COVID-19

Reprise du travail

Les recommandations des CDC aux États-Unis pour le PS symptomatique qui reprend le travail après avoir été suspect ou positif au COVID-19 comprennent deux types de stratégies:

  • Stratégie basée sur les symptômes. Interruption du travail jusqu’à ce que:
    • 3 jours au minimum (72 heures) se soient écoulés depuis la guérison, définie comme la disparition de la fièvre sans l’utilisation de médicaments anti-fièvre et l’amélioration des symptômes respiratoires (par exemple, toux, essoufflement) ; et,
    • 10 jours au minimum se soient écoulés depuis la première apparition des symptômes.
  • Stratégie basée sur les tests. Interruption du travail jusqu’à ce que:
    • Disparition de la fièvre sans l’utilisation de médicaments anti-fièvre, et
    • Amélioration des symptômes respiratoires (par exemple, toux, essoufflement), et
    • Résultats négatifs d’un test de laboratoire recommandé par l’OMS pour le SARS-CoV-2[5] à partir d’au moins deux échantillons respiratoires consécutifs prélevés à ≥ 24 heures d’intervalle (total de deux échantillons négatifs).

Pour le PS asymptomatique positif au COVID-19 qui reprend le travail:

  • Stratégie basée sur le temps. Interruption du travail jusqu’à ce que:
    • 10 jours se soient écoulés depuis la date du premier test de diagnostic COVID-19 positif, en supposant que des symptômes ne se soient pas développés par la suite depuis le test positif. En cas de symptômes, la stratégie basée sur les symptômes ou sur les tests doit être utilisée. Remarque : les symptômes ne pouvant pas être utilisés pour évaluer l’évolution de la maladie, il est possible que la durée de l’excrétion virale soit supérieure ou inférieure à 10 jours après le premier test positif.
  • Stratégie basée sur les tests. Interruption du travail jusqu’à ce que:
    • Résultats négatifs d’un test de laboratoire recommandé par l’OMS pour le SARS-CoV-2 à partir d’au moins deux échantillons respiratoires consécutifs prélevés à ≥ 24 heures d’intervalle (total de deux échantillons négatifs). Remarque : en raison de l’absence de symptômes, il n’est pas possible d’évaluer l’évolution de la maladie pour ces personnes. La présence prolongée d’ARN sans corrélation directe avec la culture virale a été signalée.

Le CDC recommande également au PS de porter un masque médical pour le contrôle de la source d’infection à tout moment dans l’établissement de santé jusqu’à disparition complète des symptômes ou normalisation de ces derniers. Après avoir repris le travail, le PS doit continuer à se conformer aux mesures d’hygiène des mains, d’hygiène respiratoire et concernant la toux à tout moment tout en surveillant ses symptômes et demander une évaluation médicale si la fièvre ou les symptômes respiratoires s’aggravent ou réapparaissent.

Les directives du CDC relatives aux tests et à la reprise du travail sont basées sur les preuves actuellement disponibles et sont susceptibles d’être modifiés à mesure que de nouvelles informations sont disponibles. Veuillez consulter Critères des CDC pour la reprise du travail du personnel soignant suspect ou positif au COVID-19 (directives provisoire) pour les mises à jour de ces recommandations.

Considérations pour la stratégie de reprise du travail

Les établissements doivent tenir compte de la disponibilité des tests au niveau local et de la capacité de l’établissement à maintenir ses effectifs lors du choix de la stratégie de test à appliquer, et ces facteurs peuvent changer au fil du temps.

Si les tests sont limités ou doivent être rationnés, les établissements peuvent envisager d’utiliser une stratégie basée sur les symptômes pour déterminer la reprise du travail afin de réserver les tests de diagnostic aux personnes suspectes de COVID-19. Cependant, une stratégie fondée sur les tests pourrait être utilisée par les établissements pour le PS qui présente des symptômes prolongés ou des maladies sous-jacentes qui pourraient prolonger l’excrétion virale.

Bien que ce ne soit pas l’idéal, dans les situations de grave pénurie de personnel, certains établissements se sont concertés avec les autorités locales de santé publique et ont autorisé le PS suspect ou positif au COVID-19 à reprendre le travail plus tôt que les délais préconisés dans les stratégies de reprise du travail. Chaque situation a été évaluée au cas par cas et les établissements ont envisagé des restrictions de service, comme le fait d’autoriser le PS infecté à soigner uniquement les patients atteints de COVID-19 ou de les limiter à des activités de soins sans contact avec les patients.

Figure: Organigramme de gestion du PS exposé à une personne atteinte du COVID-19

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7. Références supplémentaires

Notes en bas de page

1 Vivant au sein du même foyer qu’une personne atteinte de COVID-19 ; ayant un contact physique direct avec une personne atteinte de COVID-19 (par exemple, serrage de mains) ou avec ses sécrétions infectieuses (par exemple, toux ou contact avec des mouchoirs usagés sans gants) ; distance de moins d’un mètre pendant 15 minutes ou plus avec une personne atteinte de COVID-19 (p. ex. salle de réunion, espace de travail, salle de classe ou transport dans un véhicule), selon les directives de l’OMS, icône externeexternal icon.

2 EPI approprié tel que défini par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Prévention et contrôle des infections pendant les soins en cas de suspicion d’infection par un nouveau coronavirus (nCoV)icône externeexternal icon.

3 Fièvre subjective ou mesurée, toux ou essoufflement. Le PS doit également surveiller les symptômes légers ou atypiques qui ont été signalés en association avec le COVID-19, notamment les maux de gorge, l’écoulement nasal, la fatigue, les douleurs musculaires, la perte de goût ou d’odorat et les symptômes gastro-intestinaux.

4 Les procédures génératrices d’aérosols comprennent, entre autres : intubation trachéale, ventilation non invasive, trachéotomie, réanimation cardiorespiratoire, ventilation manuelle avant intubation, bronchoscopie-icône externeexternal icon.

5 Pour les pays en dehors des États-Unis, se reporter aux Recommandations de l’OMS pour la confirmation en laboratoire du SARS-CoV-2icône externeexternal icon.

Annexe 1 : Évaluation des risques pour le personnel soignant exposé aux personnes atteintes de COVID-19

Annexe 1 : Évaluation des risques pour le personnel soignant exposé aux personnes atteintes de COVID-19
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Annexe 2